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Lundi 24 octobre 2011 1 24 /10 /Oct /2011 07:34

Lundi 24 octobre 2011

grande-etoile

 

Quelle bonne surprise ce semi-marathon ! J'y étais allé pour le fun et finalement, j'y ai réalisé une de mes meilleures performance, tant au niveau sportif qu'au niveau des sensations. J'ai quasiment jamais vécu une chose comme ça.

Dimanche matin 5h

Je sors de ma deuxième nuit. Je me depêche de rentrer car je sais que le compte à rebour est lancé. Pas beaucoup d'heure de sommeil en prévision et pour être honnête, c'est une heure seulement qui m'attend. Ni une ni deux, je plonge dans un sommeil profond. 7h, le portable sonne et je me retrouve dans un état proche du coma. Les yeux globuleux, un brouillard immense dans mon cerveau. Je me dis que je suis quand même un barge, je mettrai un bon quart d'heure pour émerger. A 7h30, je suis dans la voiture et je me sens bien. J'ai cette petite boule à l'estomac qui m'annonce une envie de bien faire, on va tout donner.

Arrivé sur Ottrott à 8h, je me gare facilement et là, le froid présent pique un peu. Il fait 0 degré, un petit givre recouvre le gazon, des silouhettes fantomatiques marchent ici et là, tout le monde est un peu dans le gaz. Chacun se renfonce dans sa veste pour garder cette chaleur corporelle vitale.
Ni une ni deux, je file récupérer mon dossard, heureusement, il n'y a pas grand monde. Je reçois mon tee-shirt (orignial, c'est le même qu'à Sélestat lol mais cette fois-ci Max, je l'ai pris en S, c'est plus adapté ;-)

Je me dégotte un petit coin de table avec un autre coureur, je m'étale. En même temps que je me prépare, je reste connecté sur Face histoire de publier quelques photos pour décrire sans mots la situation du moment. Je mets mon casque dans les oreilles, je m'enfonce doucement dans ma bulle si protectrice, celle qui vous permet de vous plonger dans la course, de vous recentrer égoïstement sur vous même, concentration.

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8H30, on sort !

Direction la consigne pour déposer le sac. Le froid pique les jambes mais je sens déjà qu'elles sont dispos pour moi aujourd'hui. Je reste encore 5' au chaud et je pars pour un mini échauffement. Dans la petite bosse de départ, elles partent tout de suite. Wahou ! Le temps d'un petit pissou et c'est reparti. Dans la descente, même sensations, houlà, ça promet. Je retourne au chaud 5' et voilà, direction le sas de départ. Echauffement minimaliste mais ça devrait aller. Je me glisse dans le sas où je retrouve Arnaud la gazelle. Devant nous, un sas "elites". Oui, mon oeil ! J'en connais certains et même, d'après leur prestance, on voit bien que ce sont des coureurs lambda. Pas grave, on les auras plus tard (hi hi).

2---Photos-courses-3138.jpg 

9h00

 

Le parcours de ce semi : ICI

Top départ. la foule de coureurs s'ébranle et la première bosse calme déjà ces "elites" lol
Je me sers d'Arnaud en tant que poisson pilote pour me frayer un chemin. Avec ça démarche si particulière, facile de le suivre. Assez rapidement, sur les premiers chemins caoillouteux, je serais obligé de le laisser prendre de l'avance, spécialiste trail, il est bien mieux équipé que moi pour passé ce genre de terrain. Après la première borne, je me dis que je suis dans un bon jour. Certe, les 5 premiers km sont à mon avantage car assez plat voire, en descente. Le km 1 est en 3'55. Au détour d'un virage, j'arrive à jauger mon classement et finalement, malgré le départ dans la foule, je suis assez bien placé, mais bon, il y a encore 20km à faire !
Je continu d'avoir Arnaud en ligne de mire, il se situe à environ 300m et là, ça me fait super plaisir. Non pas que je pense qu'il est dans un mauvais jour (c'est assez rare chez lui) mais que je peux faire un truc. Vite, vite, la suite ...

 

Ça grimpe, ça grimpe !

km2 en 3'40" à la faveur de la descente. faut quand même bien enrouler les jambes et surtout, pour mes chevilles de poulet, à faire attention à l'entorse. Je devais me bander les chevilles mais, tête dans le c** le matin, j'ai oublié. Les km défilent et les temps sont bons : 4'18" au 3° (petite grimpette sur faux plat), 4'10" pour le 4° et 4'30" au 5), normal, c'est le premier coup de cul. Le parcours reprend en majeur partie le circuit du 10 et pour les habitués des courses d'Ottrott, la partie en ville avec le virage gauche et la pente qui s'éleve, casse assez les jambes. Bref, je gère cette montée, sans stress, je prends mon mal en patience. Arrivé en haut, je rattrappe un gars que je croise souvent. Nous avons un peu sympathisé au fil des années et nous paopotons de temps en temps. Un coup il est devant moi, un coup c'est moi, mais aujourd'hui, pas de sentiment, j'appuie. Sur le replat, les jambes se mettent à tourner à une vitesse incroyable. Au lieu de freiner tout ça, j'en rajoute une couche. Tout ce que je peux gagner en temps sur le plat, je le prends, je ne me pose pas de question. 

Au 6° passé en 3'46", nous attaquons la première grosse difficulté. 2KM de montée avec des passages à fort pourcentage. Je mets le clignotant à droite, je laisse filer. Ah oui, j'avais oublié. Fait inhabituel chez moi, je cours ce semi avec de la musique dans les oreilles. J'ai décidé ça d'un coup, ce matin, je m'étais dit qu'au pire, je pourrais toujours le couper en chemin. Donc, musique au rythme lent, je cale ma vitesse et je grimpe sans me poser de questions. Les pas sont réguliers, le pouls est stable, aller, on enquille ! Le 7 se fait en 5'28" et le 8° kilo en 5'10". Je garde une distance respectable avec les prédécesseurs. Je me fais rattraper mais je garde le moral, aujourd'hui, rien ne m'atteint. On passe la bosse et première descente. Les jambes repartent immédiatement, c'est vraiment grisant. Par contre, faut que je modère un peu car la descente est parsemée de cailloux, toujours là à m'attendre pour me pêter les chevilles.
La descente se passe bien, je réalise le 9° kilo en 3'58". J'ai rattrapé quelques concurrents et je me sens super bien.

 

Et ça grimpe encore !!!! 

Nous partons un peu avant le 10° kilo sur la droite. C'est le début de la montée et cela pour 5km. Je règle mon shuffle sur le bon tempo et c'est parti. Ceux que j'avais en ligne de mire s'loigne lentement mais sûrement et cela ne change rien à ma détermination. Dans les lueurs du soleil, on peut apercevoir les coureurs et leur silhouette, un beau spectacle que seul la montagne est capable de vous offrir. Mes pulses sont bonnes, la vitesse ne sera guère mieux qu'un petit 10km/h. Je passe le 10° km en 44'35" et le kilo en 5'40". La pente ne faiblit pas, moi non plus. Je me fais tout de même rattraper et je décide volontairement de ne pas emboiter le pas. Je reste sage sur ce coup là. Le 11° passe en 4'54", toujours le bon tempo, je commence à bien gérer la montée. J'ai des tas d'idées qui me traversent l'esprit. En fait, ma tête fonctionne et mon corps cours machinalement, automatiquement. Je repense à ces dernières semaines, ces derniers jours, ces dernières heures. Rien ne peut m'atteindre et j'en suis convaincu. La pente se relève un peu plus et le temps au kilo s'en ressent, 6'28" pour ce 12°. Le soleil qui est sorti me réchauffe le corps. Je remonte les lunettes sur le haut du crâne, je veux pouvoir admirer le paysage. Après 50 Cent, c'est au tour d'IAM de prendre le relais. Cette chanson je l'ai écouté un millier de fois, sur mon vélo, dans les longues montées. Aujorud'hui, c'est en CàP qu'elle maccompagne. Le rythme devient mon tempo. Mes pieds avancent et se posent sur les feuilles tombées au sol, je reste vigilant à ne pas me tordre les chevilles car ce serait dramatique. Je grignote une peu de temps à la faveur de petites accélerations que je m'impose pour coller aux deux gars qui viennent de me doubler. Je suis étonné de la facilité à laquelle je peux revenir sur eux, même quand je coince un peu. Au bout du 13° passé en 6'08, nous reprenons le bitume.

 

Tout en haut, rien n'est impossible

Oui, à partir du 13°, je rentre en quasi transe. Je me surprend à revenir sur un gars devant moi, à lacher mes poursuivants et à être capable d'accélerer même si la pente est présente. Je suis sur un nuage. Le temps au 14° redescend à 5'36, excellent ! Je revois en ligne de mire un gars que j'ai doublé au 6°. Je ne sais pas pourquoi, mais j'en ai fait une fixette. Il est supérieur à moi en grimpette, reste à savoir si en descente il l'est aussi, sachant que ce n'est pas mon point fort, surtout en montagne. Je gratte donc du terrain, je me rapproche. Je ne sens plus mes jambes, le souffle est au top, la tête bien sur les épaules, tout est possible. Le 15° marque la fin de la montée. Nous arrivons au St Odile. Un groupe de marcheurs que nous croisons m'obligera à faire un écart, mon pied gauche tapant un cailloux, mes doigts de pied hurlent. J'essaie de calmer la douleur, gère le terrain comme je peux. Escaliers, virage sérré, on passe tout en haut pour ensuite attaquer la descente.

 

Je vole

Oui, le mot n'est pas faible tant c'est kla sensation que j'ai ressenti durant la descente. Nous avons commencé par une série de marches, franchement pas facile à négocier. Les muscles des cuisses, tétanisés, demandent à arrêter ici le massacre. Mais rien n'y fait, il est temps d'accélerer. Mon compagnon des deux derniers km s'est envolé, je vais devoir gérer la descente seul, pas plus mal pour avori une bonne vison du terrain. Je passe au 16km en 4'15. J'ai vraiment cette impression de voler. Mon choix doit se faire rapidement pour savoir où poser les pieds et négocier au mieux cette descente. Je m'aide de mes bras, de mon corps pour faire balancier et naviguer ainsi, de part et d'autre du sentier. J'ai dù à un moment donné, presque m'arrêter pour gérer de grosses caillasses, mon esprit plus aussi vif a du mal à prendre en compte tous ces paramètres. Une sensation de légèreté mais également, un début de larmes. Oui, je ne sais pas comment cela peut arriver. Est-ce lié à la musique, la situation du moment ?Bref, une émotion incroyable. Je continu ma descente, inéxorablement. J'arrive toujours aussi bien à descendre, je me surprend moi même. J'ai en tête d'aller le plus vite possible. Je me risque à regarder le chrono pour voir ma vitesse : 18km/h. A 17km, je passe en 3'58", signe de la difficulté pour moi à descendre. Mes mollets commencent à cramper. Pas un, les deux ! Faut dire que le terrain est plus propice à l'accélération et donc, pas encore assez détendus, ceux-ci me le font savoir. J'essaie, tout en courant (m'arrêter est exclu), d'étirer mes mollets en jetant mes pieds au loin. La douleur passe légèrement et je gagne un peu de souplesse. A ce moment là, je me fais doubler par un concurrent. Ni une, ni deux, j'emboîte, je ne lâche plus rien !

 

Incroyable

Dans cette partie de descente, je suis mon poisson pilote que je ne lâche pas d'une semelle, voire des deux. Il change de voie, je fais pareil. Nous arrivons au 18° km (passé en 3'48") et nous voyons en bas (mauvaise surprise) les coureurs du 10 et les marcheurs. Je vois tous mes espoirs de faire un bon temps s'envoler en une fraction de seconde (voir l'article des DNA).

Comment ne pas perdre du temps dans cette foule ? Et c'est là que c'est incroyable ! Peu après le 18° kilo, virage serré à droite et nous voilà dans le flot avec mon poisson pilote. A ce moment là, il se passe un truc énorme. Mes jambes, redoublent d'efficacité, mon oeil est vif, mon rythme est bon. Nous dépassons les coureurs, les laissant littéralement sur place. J'annonce mon arrivée en "gueulant" gauche ou droite en fonction de là ou je passe. Si certains de ces coureurs me lisent, toutes mes excuses. Même si je remerciais à chaque fois de m'avoir laissé passé, c'est pas dans mes habitudes de "gueuler" sur une course. Le 19° km passe en 3'42" ce qui avec le monde présent est bon. On continu notre descente à une allure dingue, toujours dans un état second. L'impression de ne pas toucher le sol. J'ai déjà quelques 10km à mon actif à Ottrott et franchement, j'ai jamais eu ces sensations. Le 20 arrive et nous sommes en 3'52". Dernier kilo. J'arrive enfin à passer devant. Malgré le mal qui remonte, j'appuie, sans me poser de questions. J'encourage mon compagnon. Nous ne devons plus rien lâcher. Nous sommes dans la dernière descente. Mes pieds hurlent mais je ne veux rien entendre. Je vois la banderole, jette un petit coup d'oeil en arrière, c'est bon, il me suit. Ce dernier kilo sera le meilleur de tous, claque en 3'32", tout simplement incroyable (une fois de plus) après avoir parcouru 21km et plus de 600m de dénivellé. Les derniers mètres sont avalés de la même façon.

Je me retourne, je cherche mon poursuivant, on se félicite et comme je le dis à chaque fois que l'on me remercie : "c'est toi que je remercie et c'est comme ça que je vois la course, pas seul mais à plusieurs, tous dans la même galère".
Rapidement, je me cherche un thé à boire. Je grignote un bout de biscuit. Il fait froid, faut pas que je traine. Je prends deux verres de thé et je m'échappe. Pas envie de rester là. Au détour de la tente, une immense envie de pleurer arrive. Je ne peux contenir cette envie, toute l'émotion de la course sort d'un coup. La fatigue, mes pensées, le stress, la joie, tout ça et plus encore, sort d'un coup. Je reste là, une, deux minutes, je ne sais plus, à pleurer comme un gamin. Je ne retiens rien, je suis seul mais accompagné. Vous savez quoi ? Et bien ça fait un bien fou !

 

C'est fait !

Oui, comme on me l'a dit : "maintenant c'est fait". 
Je craignais un peu ce semi marathon. Le troisième du mois, sur un terrain qui n'est vraiment pas ma tasse de thé, réalisé après deux nuits de travail, 1h de sommeil et je ne vous dis pas le reste !
Alors oui, c'est fait.
Cette course restera gravée pour un bon moment dans ma mémoire. J'ai vécu un truc hors norme. Une discussion avec moi même, me chercher et me trouver. Se dire que tout est possible, suffit de se donner les moyens ou alors, se faire mal. Endurer la souffrance, apprendre la patience, croire en vous. Je ne sais pas si à travers ce récit, je suis arrivé ou non à vous emmener là où j'étais dimanche matin mais j'espère juste que vous croyez un peu plus en vous.

 

Quelques chiffres ?

Semi-marathon réalisé en 1h36'24"
600m de dénivellé positif
24° place sur 498
170 pulsations de moyenne et un max à 189 pulsations (réalisé au 4°km)
5 gels et 500ml de boisson dans ma bouteille
3 et 21, ça c'est pour la petite histoire.

Aujourd'hui, j'ai mal aux jambes mais je gère ;-)

Les résultats sont dispo sur le site de l'organisateur : ICI

J'ai déjà hâte de ma prochaine course qui sera à La Wantzenau pour le 10km puis, ce sera à Brumath pour le 5 et 10, sans oublier la course des enfants ou Anna se fera un 740m :-) 
Début décembre, la SaintElyon en relais ou un autre semi m'attend mais celui-là de nuit (nouvelles émotions en perspectives ?).

Je vous dis à bientôt,
Ne lâchez rien !
Emmanuel.

PS : pardon pour les fautes, pas le temps de me relire, tout a été tapé en une seule fois, comme à mon habitude ;-)

Par memo-tri - Publié dans : Compte-rendu de course
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Dimanche 9 octobre 2011 7 09 /10 /Oct /2011 22:29

Dimanche 9 octobre 2011

 

*

 

6h30, le réveil sonne ! Pas beaucoup d’heures de sommeil au compteur mais celles-ci fut suffisantes pour ne pas être trop dans le cirage ce matin. Premier réflexe : regarder par la fenêtre s’il pleut. Ouf, le sol est sec, c’est déjà une bonne chose de prise. Un mini petit-dej et un café plus tard, il est temps de préparer les affaires. Oui, je sais, normalement, c’est la veille que l’ont fait ça mais bon, dans le stress j’arrive à bien gérer et, je n’avais rien oublié :-)

 

 

7h00


Dans la voiture, direction Sélestat. Le check du bonhomme avant le départ n’était pas mauvais, je profite de la route pour me détendre et me concentrer un minimum sur la course qui va arriver. Faut dire que depuis le semi de Rosheim, je n’ai pas fait un seul mètre de CàP en extérieur. Tout juste un cours de RPM, une séance tapis sur 6km et une sortie vélo de 45km : that’s all folks ! Je sais que les jambes seront bonnes mais c’est le souffle qui va être difficile à gérer. Deux jours après Rosheim, j’ai attrapé un rhume et depuis, je garde quelques « séquelles » de ce joli cadeau du ciel. Arrivé sur place, j’attrape mes sacs, et zou, direction la salle pour le dossard. Comme je suis à la bourre, j’y vais en courant, cela me fera déjà une partie de l’échauffement ! Oui, oui, je sais mais que voulez-vous, je suis comme ça cette année, tout est fait un peu à l’arrache, au dernier moment, pas de stress.

 

Je m’habille rapidement, cuissard court, chaussettes CEP, tee-shirt + débardeur, c’est parti mon kiki. Je dépose le reste des affaires à la consigne et je mets le nez à la fenêtre. Brrrrrrrrrrrr, … ça caille ce matin ! Heureusement, le soleil sort et il nous réchauffera. J’ôte les gants avant le départ, cela devrait aller sans eux.

 

Comme cette année, la nouveauté sur les courses de Sélestat c’est le semi et contrairement au 10km ou les sas sont bondés, celui du semi est libre et peu de temps avant le départ, c’est en deuxième ligne que je me retrouve : tutti va bene :-) 

 

 

8h30


Le départ est donné ! Vitesse atteinte : 18km/h, un peu trop haute pour un départ de semi, mais c’est grisant alors, je profite un peu avant de lever le pied. La première partie du semi se passe en ville, ce sera un dès point noir pour moi. Deux boucles avant de nous lâcher en « extérieur », ça fait beaucoup je trouve. Bon, si j’avais reconnu le parcours, au moins sur le net, ça m’aurait moins déplu. Je vous l’avais déjà dit, une reco change énormément la donne quand il s’agit de prendre le départ d’une course. Comme j’ai été élevé comme ça, c’est toujours « faites ce que je dis, pas ce que je fais ». Alors, pour vos prochaines courses, pensez à faire la reco :-o

 

Bon, je calme mes ardeurs et je commence à stabiliser ma vitesse. L’objectif de ce semi est de faire mieux qu’à Rosheim il y a 15 jours (1h30’41’’). Pour ce faire, j’ai décidé de faire ma course à 15km/h de moyenne (4’00’’ au kilo) alors, je lève le pied, commence à régler mon souffle et ma foulée. Le premier kilo est fait en 3’44’’, hum, un peu rapide mais logique. On tourne, on tourne dans les rues de Sélestat et cela commence à m’agacer. Vite, sortons de là !!!

 

Au kilomètre 4 (3'48''), je me fais rattraper par un groupe de 3 dont les deux premières féminines. Je suis étonné car mon départ n’étant pas si mauvais, me voir reprendre aussi tôt me laisse penser que je n’ai pas les jambes. A force de courir, je sais que j’arrive à garder derrière moi la première féminine quand les jambes sont bonnes (et à l’inverse, elles passent les unes derrières les autres me laissant là, sur le bas côté). Mais non, pour avoir fait un bout de chemin avec elles, leur niveau est tout simplement élevé. Donc, ce groupe passe et je décide d’embrayer avec eux. Je me glisse à l’arrière et malgré la vitesse qui est au-dessus de celle que j’escomptais tenir, je maintiens le rythme. Après être sortis de la ville, je passe devant pour ne pas rester en retrait, c’est comme en vélo, je participe et je ne suce pas la roue (traduction : rester bien sagement dans le sillage et ne pas forcer pour avancer). Les kilomètres défilent sur de longues portions droites et plates et au 7°, sous nos regards ébahis, nous voyons passer Foulouh et un concurrent à toute vitesse. Je me dis qu’ils ont du faire une boucle prévu dans le circuit. Ben non, ils ont tout simplement été mal aiguillés en début de parcours (Foulouh abandonnera et son compagnon finira 3° du semi, incroyable) et ils tentaient de revenir dans la course.

 

A la fin du 9° (3'48''), je décide de lever le pied. J’ai déjà assez tapé dans mes réserves et je pense avoir accompli ma part du travail. Je souhaite bonne course et surtout, de ne rien lâcher. Je me laisse décrocher, doucement, sûrement, inévitablement. Ma vitesse baisse automatiquement, de 15,5 je descends à 14,5, il faut que je récupère un peu, le chemin vers l’arrivée est encore long.

 

Au passage au 10°, ma Polar affiche un beau 38’41’’, 30’’ de plus que mon meilleur temps réalisé sur 10km à ce jour. Franchement, je suis scotché !!! Je commence à stabiliser ma nouvelle vitesse et s'ouvre devant moi une longue ligne droite, un beau macadam, que du bon !!! Je me repose un peu sur les kilomètres suivants.

 

Au km 13, à la faveur d’un virage à gauche, j’ai pu jauger ma position. Le premier poursuivant est loin derrière mais également, le précédant loin devant, je suis en chasse-patate et ça c’est moins cool. Tant pis, de toute façon, faut bien avancer, non ? Là, le terrain est mauvais pour moi. On aborde des chemins et cailloux, troux, epis de maïs, faut que je fasse attention aux chevilles. Mes temps au kilo vont grimper et c'est là que je connais mon début de coup de mou. Je l'attendais celui-là, ça fait partie de la course. Mon moral prend un coup. L'accroche au niveau du sol est vraiment pas bonne, les secondes se rajoutent inexorablement.Les temps au kilo vont grimper de 4'06'' à 4'18 au 15°.


Dans cette partie qui ne me convient pas du tout, je me fais rattraper par la troisième féminine « Françoise » (je l’apprendrais sur la fin du semi quand elle se fera encourager par ses aficionados !).Mais c'est sans compter sur le regain d'énergie (que j'attendais aussi) :-) Au 16 kilomètre, mon temps redescend à nouveau à 4'12.

 

A partir du 17eme les jambes enfin revenues, je peux reprendre ma marche en avant. Je lâche Françoise (lol) et je fixe mon regard au sol. Pas plus de 20m de visibilité. Je reste concentré, c'est maintenant que je vais rattraper le retard de la partie en terre. Chaque kilomèetre qui passe me donne plus de courage. Je me raccroche aux branches, mes pieds tapent le sol comme un métronome qui balance son tic-tac, tic-tac,... Je reste sur 4'06 du kilomètre, de toute façon, peu importe, je ne regarde même plus ma montre. Seul compte le bruit de mes pas, mon souffle régulier.

 

Le 20° est fait en 4'06. Fernand KOLBECK avec son fidèle megaphone nous crache le chrono, un passage sous les 1h26 est encore jouable. Je rassemble tout ce qui me reste d'énergie, c'est à dire, ... pas grand chose ! Mon estomac n'accepte pas ce dernier effort et il me le fait savoir. M'en fou, j'irai au bout. J'encourage cette sacrée Françoise qui est revenue (V2F, ça dépotte encore !!!). Virage droite après le rond point, des coureurs partout, pas cool quand on arrive pas très lucide. Je gueule à un gars de garder sa ligne, une chute si près du but serait vraiment malvenue. Dernier virage à gauche, je négocie serré, ça passe. Je fixe cette satanée banderole d'arrivée, mon estomac se retourne un peu plus. Le 21° kilo, c'est 4'00'' tout rond.

 

 

La délivrance

 

Je passe la ligne et tout le stress redescend d’un seul coup, je ne peux contenir mes larmes liées à toute cette décharge d’adrénaline. Je mets au moins 1’, à récupérer, agrippé au grillage je souffle enfin, c’est fini. Je suis super content de ma gestion de course. J’ai su (grâce à ma bonne étoile) gérer mon semi, ne pas m’inquiéter et remonter la pente quand mon esprit commençait à me jouer des tours. Mine de rien, un semi c’est quand même une sacrée expérience humaine. Face à soi, on doit faire avec les doutes qui vous assaillent, vous disent d’arrêter pour ne plus souffrir. Mais si vous persistez un peu, vous vous rendez compte que vous êtes capable, sans cesse de repousser vos limites.

 

Le chrono : 1h26'24'' et une 47° place sur 497 arrivants (à deux minutes de mon meilleur temps réalisé à Strasbourg en 2010).

 

Au final, j’ai trouvé ce semi vraiment génial par le parcours proposé, ces belles et longues lignes droites, un terrain de jeu excellent pour faire un bon chrono. Vous pouvez oublier Strasbourg, pensez Sélestat !!!

 

Tous les résultats sont disponibles sur le site Le Sportif (ICI).

 

Prochaine course ce sera à Vendenheim sur le 10km. Pas de doublé 5/10, cette fois-ci, je vais essayer de me tester réellement sur cette distance car la dernière fois, ce n’était pas très joli-joli !

 

En préparation mais sans aucune conviction pour le moment, le nouveau semi d’Ottrott. Le hic c’est que je sors d’une équipe de nuit alors, ça mérite entière réfléxion… parce que ce n’est pas un terrain fait pour moi et il y a quand même + de 650m de D+ de prévu au programme.

 

A bientôt,

Emmanuel

 

Par memo-tri - Publié dans : Compte-rendu de course
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Jeudi 29 septembre 2011 4 29 /09 /Sep /2011 22:48

Jeudi 29 septembre 2011

 

F4P.png

Dimanche dernier,  c'était la fête à Rosheim !

L'association F4P organisait les 14 ème foulées et ce fut une réussite totale, comme d'habitude !

 

Avec une grosse (voire très grosse) journée la veille et sans parler des jours précédents, je me suis levé le matin, un peu patraque mais les affaires étaient là devant moi, me lorgnant du coin de l'oeil. Je ne pouvais pas ne pas y aller, surtout que je garde un très bon souvenir de chaque course effectuée dans ce coin là (par exemple, le podium l'année dernière sur l'Equipé de la Rose).

 

C'est d'un pas donc décidé que je me suis dirigé vers la voiture, sacs enfournés, c'était parti direction Rosheim. Le soleil sera de la partie et la température est un peu fraiche. Arrivé assez tôt, je récupère mon sésame et casque sur les oreilles, je fais tourner mon fidèle baladeur MP3, je me glisse dans ma bulle si protectrice.

Je commence doucement mais sûrement ma préparation et fini celle-ci par un petit coup d'huile d'arnica, je remonte mes chaussettes, zou, c'est parti pour l'échauffement. Je commence doucement et finalement, après les quelques premières accélérations et assouplissements, je me sens bien. Je papote avec Ludo et un ami, il est déjà l'heure de filer sur la ligne.

 

2---Photos-courses-2786.JPG

 

Pas de chance sur ce coup là. L'année dernière, sur le 10 j'avais eu la chance d'avoir un dossard prioritaire et là, je dois me glisser dans la masse :-( L'attente du début fait place doucement à une impatience. nosu sommes tous chauds et le départ est retardé. Le gel avalé 20' avant ne donnera pas l'effet escompté, dommage.

 

Profil-semi-rosheim.png

Le profil du semi

 

 

ENFIN

 

Oui, enfin le compte à rebour est démarré. 5, 4, 3, 2, ..........Bang !Je pars à mon rythme et je vois, sur le côté droit, une belle gamelle suivi d'une autre. Pas bon de partir dans le paquet, je l'ai échappé belle.

Je zieute la montre, un petit 16km/h, ça me va, un semi, c'est toujours en mode gestion et surtout celui-là. Comment vous dire, faire un semi sans préparation spécifique et surtout sans entrainement particulier, c'est toujours un peu suicidaire quand on a prévu de martyriser son corps !

 

Lors du premier kilo, un gars m'accoste. Il me demande si c'est moi qui ait un blog : "heu oui ! même trois !!!" En fait, il s'agit de l'organisateur du trail de Quatz et il avait lu mon article et l'avait apprécié, ça fait plaisir !

J'avance dans le paquet, enfin plutôt je le traverse car il y en a qui trainent, dommage pour eux. En fait, beaucoup de personnes se mettent devant mais se font bousculer par les plus rapides. Dommage, ça gache le plaisir.

 

Le premier km est fait en 4'16" ce qui est conforme à ce que je souhaitais (un semi en 4'15" au kilo). A la faveur de la première descente, une belle vitesse et je gagne 30" sur le deuxième kilo.

Assez rapidement, les places sont faites, ce qui est dommage car je vais deboir évoluer seul, je suis en chasse-patate. Tant pis, on va gérer, de toute façon, c'est la montre qui dicte. J'essaie de rester sur un 15km/h sauf dans les montées !

 

Le 3eme passe tranquille et le 4eme également (4'20 et 3'58) et là, on commence à attaquer la grande bosse, bien longue, faut plat montant. je rattrappe un ami mais il ne peut pas suivre ma foulée, dommage, je repas seul. au loin, devant moi, un petit groupe de 5 entités. je reviens tranquillement sur eux et profite du rythme pour lever un peu le pied (gestion, gestion). à la faveur de la descente, je passe devant, je ne veux pas trop perdre de temps. 4 eme kilo en 4'38 ce qui est logique. après la descente, le terrain que j'adore : de trous et des cailloux ! Les chaussures n'accrochent pas, j'ai horreur de sentir mes pieds glisser. je cours où je peux, j'emboite le pas à deux gars qui viennent de me doubler. Au 5 ème km,  je suis en 4'04. je deuxième gel est déjà avalé, en fait, j'en ai prévu par tranche de 4 km. La descente est bien faite, je passe en 3'48 pour le 6°.

 

 

MI - COURSE

 

Du 6° au 10° kilomètre, c'est une succession de montées en chemin et sur bitume. Je gère les chemins caouilleuteux et apprécie le retour sur le bitume. On passe là où d'habitude, je prends mon vélo et franchement, c'est quand même plus facile sur deux roues. Du 7° au 8°, j'ai un trou de memoire. je passe devant le panneau 8 et impossible de souvenir ce qui c'est passé pendant tout ce temps là. J'ai courru comme ça, sans imprimer. Je me réveil donc, au panneau ! Au passage à 10 km, j'en suis à 42'17 de course. Vu le profil et la gestion de l'effort, c'est pas si mal. Je calcule vite fait et je me dis que ça peut le faire si je continu sur cette lancée.

 

20110925-f4p-semi-080.jpgLe retour des chaussettes noires

 

 

NON NON

 

J'évolu toujours seul. Je rattrappe autant que je me fais rattraper, à ce petit jeu là, tout le monde gagne :-) Un spectateur me point en 54° position vers le 12. Les jambes commencent à être lourdes, pas de bobo mais elles sont dures, signe des efforts consentis tout au long de la semaine et surtout, de n'avoir pas couru assez. De toute façon, je me suis promis de pousser mon corps dans ses derniers retranchements et je ne laisserai pas tomber. Depuis le départ, mon esprit est occupé. Je pense et repense sans arrêt. Je gère ces émotions et elles me permettent de ne pas lâcher. le reste de la cxourse, jusqu'au km 16 sera fait en gestion totale avec des temps du kilo de l'ordre de 4'25 en moyenne.

Donc non, non, je commence à faiblir et je ne ferais pas un aussi bon temps que par le passé.

 

 

ON LACHE RIEN

 

Kilomètre 17, c'est la cerise sur le gateau. La route s'elève à nouveau et on peu lire le pourcentage : 6% je serre les dents. Un gars à côté de moi, court et crie en même temps, il est cuit. Malgrè mes encouragements, il est vraiment au bout, il ne pourra pas rester avec moi. Je passe le 18° en 4'38 et le souffle est court. la pênte est vraiment raide et ce n'est pas la petite descente qui va aider car ça repart tout aussi sec après : 12% ! Arghhhhhhhh ! Je serre encore un peu plus les dents, je me raccroche à tout ce que je peux et tout y passe. Verdict : 4'56. comme je connais le parcours, je prépare mon esprit à la dernière difficulté, une nouvelle bosse à 6% ! Le 20°km je le gratte en 4'25 mais je suis au bout.

 

 

DERNIER SURSAUT

 

Je pianote sur la montre et après un rapide calcul, je peux encore avoir un temps en 1h30. Je fais appel aux reserves d'energie, je puise, court littéralement sur la pointe des pieds. Je fonce vers la ligne mais elle est si loin. Proche de celle-ci, je crois reconnaitre une personne et c'est là que je me rend compte que je suis dans un tel état que je divague !

Je passe la ligne décharné et 1h30'51", contrat rempli. Le dernier kilo, ultime sursaut d'orgeuil a été fait en 3'59.

Au final, une 64° place sur 676 arrivants et une moyenne de course à 13,9 km/h (4'18" au kilo).

 

Les résultats sont disponibles sur le site F4P.

 

Quelques photos sont déjà dispo sur le site Alsace-en-courant. D'autres devraient suivres sur le site des foulées vers la fin de semaine.

 

Là, je vais me coucher, je suis mort !

A bientôt,

Emmanuel.

Par memo-tri - Publié dans : Compte-rendu de course
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Mercredi 14 septembre 2011 3 14 /09 /Sep /2011 13:27

Mercredi 14 septembre

 

2---Photos-courses-2687.JPG

 

Dimanche dernier, j'ai remis les pieds à Hoenheim pour les courses de rentrée, cela faisait un bail et le parcours est resté le même !

Je vous passe les détails de mon départ mais c'est en mode zombie que je suis arrivé là-bas. Deux soirs à faire la fête et bosser le samedi après-midi, ont fait que j'étais un peu sur les rotules.

 

Le temps est au beau fixe, la chaleur se fait déjà ressentir, aïe, ça va faire mal. Après m'être équipé, je commence mon échauffement, sans conviction, j'arrive pas à démarrer. Je reste tout de même motivé car le 5km qui s'élance à 9h est mon objectif principal, le 10 étant accessoire pour faire des bornes.

 

Cela faisait également longtemps que je n'avais pas couru avec mes chaussettes CEP, quelles bonnes sensations retrouvées, voyons ça ....

 

2---Photos-courses 2689

 

9h : zou, c'est parti !!!

 

Je m'étais glissé en première ligne, faut dire que ce ne fut pas difficile, seulement 93 engagés sur ce 5km.

Parti sur la gauche de la route, je vois les premiers déjà au taquet ! Je pensais que le premier virage serais à droite, ben non, j'ai du retraversé la route pour aller sur la gauche : oups !

 

Les premières sensations sont bonnes et les jambes tournent bien. La montre affiche au départ un beau 19km/h pour redescendre tranquillement à 18. Le premier groupe est déjà parti, je me retrouve avec un autre composé de cinq personnes. je m'abrite du vent (pas folle la guêpe) et attend le retour pour sortir et prendre mon relais. Au passage à la première borne, nous sommes en 3'39"

 

Lors du deuxième kilomètre, j'ai des fourmis dans les jambes. Je me pose un instant la question, est-ce bien raisonable ?!? au diable l'avarice. Avant la fin du deuxième, j'accélère pour rattraper un gars placé à 5mètres. je suis super content à ce moment là car cela faisait bien longtemps que je n'avais pu faire un tel exercice.

Au deuxième kilo, passé en 3'39" je suis à la 11°place. J'oubliais. Ils nous on fait faire un demi-tour sur al route, et franchement ça, quand tu es lancé, ça fait vraiment mal aux pattes !!!

 

A l'approche du 3° km, petite baisse de régime. Je me fais rattraper par un groupe de 5 unités, je les entandais depuis un moment, collés à mes fesses. Plus tars, après la course, je comprenais que c'est sous l'effet d'un gars que ce groupe avait pu me dépasser. J'ai fini le 5 avec lui, c'est lui qui m'a balancé l'info lol

Bref, je laisse passer, pas de stress.

je passe le 3°km en 3'47", c'est tout bon, je suis en passe de réussir mon pari (oui, vu mon état du matin, c'était bien un pari !).

 

Je grapille tout doucement quelques places et je me retrouve 13°. J'ai beau encourager ceux que je double, ils sont cuits. Moi aussi mais chutttt, on fait comme si de rien n'était. J'arrive finalement à garder le rythme avec celui qui finira la course avec moi. Il commence à faire chaud et le souffle est court, faut dire que l'on a un peu accéléré pour compenser les virages. Le 4° est avalé en 3'47, très régulier tout ça !

 

En route vers le 5°

 

Nous nous relayons bien avec mon équipier du jour. Il passe, je passe. Nous approchons de la ligne d'arrivée,... enfin, c'est ce que je croyais lol

Mince, il reste encore une ligne droite, un virage et cette fois-ci la dernière ligne droite. Mon équipier me remercie, je fais de même puis, cela va se jouer à la loyale : au sprint. Pas de bol, il est plus frais que moi et me passe, je suis finalement 13° sur 93, en 18'47'' ce qui fait une belle moyenne de 16km/h (dernier kilo en 3'48").

 

Vraiment usé au passage de la ligne, je récupère rapidement mon souffle, super content du temps réalisé. Petit ravitaillement et debrief de la course, faut déjà penser à la suivante.

 

 

Si j'avais su ...

 

Oui, si j'avais su, j'aurai fait autrement. faut dire que le délai entre les deux courses est vraiment énorme et surtout, j'ai laissé beaucoup de jus sur le 5km. J'ai vraiment du mal à repartir m'échauffer. Petit mal aux doigts de pieds, et surtout, pas envie ! Je discute, le temps passe et l'heure du départ approche. Je fais quand même quelques accélerations, étirements.

 

A 10h30,  le départ est donné. Comme pour le 5, je m'étais placé sur la gauche mais cette fois-ci, je me suis pas trompé ! C'est parti très vite. Malgré mon échauffement misérable, j'arrive à bien partir. Je commence à m'imaginer finir la course avec un bon temps. comme sur le 5, les jambes demandent à tourner et à passer. Je m'éxécute (faut pas les décevoir) et ça répond bien.  Premier en 3'52", logique.

 

J'installe mon rythme, petits graviers à éviter pour éviter de voir le bitume de trop près. Je retrouve mon "copain" de la Fest'IBAL, hi hi

Deuxième km effectué dans le même temps que le premier.

 

 

Le début de la fin.

 

Au passage du demi-tour (cité plus haut), une petite lassitude m'envahi. Plus envie de courir, mince ! Je me reprends mais mince, l'idée de bâcher est déjà bien ancrée. Le temps se fait tout de suite ressentir : 4'04' pour le kilomètre 3.

La chaleur commence à se faire ressentir. Je lève le pied et je repense à Mat qui court sonr premier 10 depuis un moment : et si je l'attendais ? je le cherche du coin de l'oeil en regardant par dessus mon épaule et je ne le vois pas. Je ralenti doucement mais sûrement. mon quatrième km en 4'40'' : oups !

 

Je repars tout en cherchant Mat. Je me mets de côté mais il ne vient pas. Je passe tranquillement la ligne d'arrivée avant d'attaquer le deuxième tour (4'58" - quelle perf !).

Je m'arrête pour boir, temporise, toujours pas là. J'espère à ce moment là qu'il n'a pas bâché. Petite foulée et là, le voyant de surcharge s'allume. Il faut savoir écouter sont corps. Pas envie de me blesser et ma décision est prise, je plie bagage. Pour le fun, je repartirais faire la petite boucle mais à mon retour, direction la ligne d'arrivée, sans état d'âme !

 

Malgré cette petite déroute, je suis content car oui, mon 5 a été réalisé avec un bon temps (pour moi) et surtout, avec de bonnes sensations et cette capacité à faire la course et non pas la subir. Pour le reste, cela fait parti de l'entraînement, pas de soucis ;-)

 

 

Et maintenant ?

 

Saverne le 17 septembre (5 et 10) - Rosheim le 25 septembre (semi-marathon)

En prévision, le semi de Sélestat (09/10) et celui d'Ottrott (23/10) :o

 

 

A bientôt,

Emmanuel.

Par memo-tri - Publié dans : Compte-rendu de course
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Lundi 5 septembre 2011 1 05 /09 /Sep /2011 22:42

Lundi 05 septembre 2011 - 22h45

 

Ce dimanche avait lieu la troisième édition des foulées de Fegersheim. Courses toujours sympathique avec la course des enfants, le 5,2km et le 10km en point d'orgue.

 

Dans le but de me préparer aux courses d'automne et également, afin de rattraper mon retard, je m'étais inscrit sur le 10km. Le délai était trop court pour aligner le 5 et le 10, heureusement !!!

 

Tout d'abord, la nuit n'a pas été de tout repos. Couché tôt mais impossible de dormir puis, réveillé à 5h, recouché 30' plus tard mais pas moyen de fermer l'oeil. Vous connaissez tous la chanson, c'est au moment ou votre sommeil est profond que la sonnerie retentit : BINGO !!!

Je me suis levé couvert de sueur, allez comprendre ! Donc, un peu la tête de travers, j'essaie de manger un mroveau mais, ça ne passe pas. Fait inhabituel chez moi, je pars en retard pour la course.

 

Arrivé à Fegersheim, la voiture est garée, je pars chercher mon dossard. Je me prépare tranquillement, sans stress, je suis rentré dans ma petite bulle. A 30' du départ, je suis dehors pour mon échauffement. Les jambes répondent vraiment très bien, c'est de bonne augure pour les quelques objectifs que je me suis fixé dont, celui de passer sous les 40' sachant que, je n'ai pas de réel entrainement spécifique (type fractionné ou sur piste).

 

Bon, je me suis quand même fait un peu mal derrière la cuisse droite. Un petit trait le long de l'ischio droit. J'arrive à finir l'échauffement, cela ne devrait pas me déranger pour la course. J'ai vraiment hâte que le départ soit donné. la chaleur commence à se faire sentir malgré le petit vent présent. Drôle de temps, un coup on a chaud, un autre on se pèle...

 

10h15 : les fauves sont lâchés !!!

 

Ca part pas trop vite, je me retrouve juste derrière le groupe de tête mais, comme annoncé à un ami, je me laisse rapidemant descendre pour prendre mon allure. Je me sens bien, c'est cool !

Le premier kilomètre est réalisé en 3'39", cela me donne déjà ma première avance sur mon objectif (on se motive comme on peut).

 

Nous courrons dans un lotissement, dans le village et il faut pas mal relancer avec des virages très serrés, je fais attention à ma cheville gauche, pas encore opérationnelle à 100% (le sera t-elle un jour ?). le passage devant le panneau annoncant le 2°km se fait après un temps de 3'38''. Là, à la vue de mes sensations, je me dis que c'est tout bon !!!

 

Le 3° kilomètre passe comme une lettre à La Poste. Un temps de 3'44'', j'ai déjà gagné une minute sur l'obejctif des 40'.

 

Et puis, et puis,... patatra

 

Au milieu du 4°, je commence à ressentir une drôle de sensation. Une gène, pour être plus précis. De plsu, nous rentrons dans la partie qui me fait toujours autant plaisir : du gazon, des chemins, beurk !!! Je gère, la vitesse chute. Le moral prend un coup, je commence à avoir vraiment chaud. Je rattrape mon lièvre parti vraiment trop rapidement, lui aussi n'est pas bien. Il veut repasser, je lui dis de rester bien sage derrière moi. Nous passons le 4°(4'00'') et là, je suis pas bien du tout. On se dit qu'il reste encore plus de 6 kilomètres à faire, c'est pas bon signe du tout et ce, malgré notre classement dans les 30 premiers !!!

 

Le début de la fin

 

A partir du 5° kilo, plus de jus, j'arrive pas à me refroidir. C'est bizarre, cette sensation me rappelle quelque chose. Une course en début d'année : les Foulées du Veilleur à Turckheim - sur le 13km. En fait, je suis une fois de plus déshydraté !!! Je l'avais senti la semaine. J'ai bu mais pas assez. Avec un kilo de perdu, j'aurai du me mefier et en plus, le vendredi soir, je suis allé faire un cours de RPM  !!!

Au fil des km, les jambes ne répondent vraiment plus. Le 5° est fait en 4'14'' ensuite, c'est la cata (même si j'arrive à maintenir un petit 13/14km/h). Je me fais doubler, doubler, doubler ... je me mets sur le côté pour ne pas gèner la course. A plusieurs reprises, j'ai envie de m'arrêter mais, il ne faut pas commencer à bâcher. Je me suis souvenu d'une petite phrase écrite le matin, j'ai serré les dents pour finir et croyez moi, le temps est long !!!

 

6° kilo en 4'22"

7° en 4'18''

8° en 4'34"

9° en 4'36''

 

Temps final : 42'22'' pour 10km. Une 62° place sur 416 avec un temps moyen de 4'14'' au kilo (pffff). CQFD.

 

Enfin, d'après ce que j'ai pu entendre, la distance était supérieure à 10km, perso, je m'en fiche, cela ne changeait rien aux données de mon problème. Maintenant, quand on voit les temps, surtout celui du premier, ce n'est pas un parcours facile et la météo a joué pour beaucoup.

 

Une fois la ligne franchi, j'enlève le maillot, faut que je me refroidisse. Je bois. 1, 2 puis 3 et finalement 4 verres d'eau. De la journée et de tout ce que j'ai pu boire, rien n'est vraiement sorti !

 

Bon, une nouvelle fois, je n'ai pas tiré les enseignements. Va falloir que ça change car dans moins d'un an, une telle bêtise ne sera pas admise !

 

2---Photos-courses-2651.JPGLaminé

 

Les résultats des courses de Fegersheim sont disponibles ICI.

Si je vois passer des photos, je vous fais signe ;-)

 

Prochaine étape, les courses de Hohneim où je suis engagé sur le 5 et le 10km.

 

A bientôt,

Emmanuel.

Par memo-tri - Publié dans : Compte-rendu de course
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